
Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs,
Je suis heureux de pouvoir vous accueillir aujourd’hui à l’occasion du 43ème Congrès National de la Fédération Française des Carnavals et Festivités, à double titre. D’abord, parce que c’est toujours un honneur, en tant que conseiller, de représenter le maire d’Angers, Jean-Claude Antonini, qui n’a pu malheureusement se libérer et ensuite, parce que je profite de l’occasion, pour terminer ce que j’ai commencé, il y a 3 semaines, lors de la rencontre bilan avec les partenaires des accroche-cœurs. Je tiens à remercier chaleureusement, la société des fêtes d’Angers pour son travail remarquable depuis 10 ans sur cet évènement incontournable, organisé par la ville d’Angers, tous les 2èmeweekends de septembre.
Comme le veut la tradition quand nous recevons des invités, il me semble important de vous présenter Angers et son agglomération.
16ème ville française, au cœur d’une agglomération de 31 communes pour 300 000 habitants, Angers conjugue un art de vivre et un développement harmonieux et solidaire, pour le bien être de ses habitants. Vous avez une place importante, en tant qu’acteur, dans cet engagement qui nous réunit : le bien vivre ensemble.
Avec près de 30 000 étudiants accueillis chaque année, la ville est un pôle d’excellence universitaire exerçant son attraction au niveau régional, avec la présence de l’École Nationale Supérieure des Arts et Métiers, de l’École Supérieure électronique de l’Ouest, de l’école National d’Agriculture ou encore de l’Université catholique de l’Ouest et Végépolys, pôle de compétitivité de réputation international.
Angers fait aussi partie du Val de Loire, classé au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco, au titre des paysages culturels.
Ville d’Art et d’Histoire, dominée par l’imposante silhouette du Château du Roi René dont nous avons fêté l’anniversaire de sa naissance cette année, Angers assume une histoire prestigieuse et un patrimoine vivant : la Cathédrale Saint Maurice, l’Abbaye du Ronceray, la Galerie David d’Angers…
Notre ville se caractérise aussi par son offre culturelle foisonnante : danse, musiques, opéra, théâtre, expositions temporaires, festivals de rue, de cinémas, de bande dessinée ou de journalisme rythment le programme de l’année. Ainsi, le festival annuel des Accroche cœurs, dont je vous parlais en introduction, rassemble chaque année plus de 170 000 personnes en transformant la ville d’Angers en une gigantesque scène de théâtre.
Les 60 000 visiteurs qui viennent visiter chaque année le musée des Beaux-arts, le Musée Jean Lurçat où nous nous retrouvons ce soir, le Muséum d’histoire naturelle ou encore le Musée régional de l’air rappellent aussi que la ville a su donner toute sa dimension à la valorisation de son patrimoine.
Si Angers ne renie rien de son urbanité dont elle est fière, elle n’en demeure pas moins positivement marquée par l’histoire rurale et agricole de sa région. La tradition viticole, horticole et maraîchère de l’Anjou est un réel atout pour Angers qui mise sur elle pour son développement.
D’ailleurs, lorsqu'on est classé n°2 dans la catégorie des agglomérations de 200 000 à 500 000 habitants au titre de son taux de création d'entreprises, lorsque de grandes entreprises comme ANOVO, TERRENA, VEOLIA, ou de grands laboratoires nationaux du pôle végétal choisissent de s'implanter à Angers, c’est bien la reconnaissance des qualités d’un territoire et d’un cadre de vie que nous offrons aux entrepreneurs et aux salariés qui est en jeu.
À Angers, de prime abord, l’équilibre entre développement et qualité de vie transparaît fortement dans les paysages urbains.
Cet équilibre concilie nature, culture, patrimoine, développement économique et cadre de vie. C’est la spécificité de notre métropole, dotée de tous les équipements, mais qui reste à taille humaine. Angers et le développement durable ont donc naturellement une longue histoire commune.
Ce que je souhaite souligner, c’est l’approche pragmatique et globale du développement durable que nous avons adopté à Angers, en l’intégrant systématiquement à nos projets et actions de développement urbain, tant à la ville qu’à la métropole.
Parce que le développement durable n’est pas seulement l’attention portée à la nature, c’est aussi – et surtout – la volonté politique de faire en sorte que chacun, quelle que soit sa place dans la cité, se sente acteur du développement de son territoire : le citoyen, mais aussi l’entreprise, le décideur politique comme le membre d’une association ou le personnel de nos collectivités. Encore une fois, c’est le bien, le mieux vivre ensemble qu’il est question et vous en êtes un des acteurs importants
Avant de vous souhaiter un très bon weekend de travail et de fêtes, on dit qu’on termine une fête entre amis par des chansons. Rassurez-vous, je ne suis pas prêt de remplir le centre des congrès comme chanteur surtout avec la météo du weekend qui s’annonce radieuse, mais je vais oser vous lire quelques mots d’un texte, qui me trottait dans la tête ce matin, parfait symbole de ce lien qui unit Angers, son patrimoine, son héritage culturel, sa diversité et sa modernité.
« Quand reverrai-je, hélas ! de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison…
Et plus que l’air marin la douceur Angevine. »
Ce texte a été mis en musique par un jeune musicien angevin que mon fils écoute plutôt pour ses textes engagés et son rap, Ridan et l’auteur a écrit ce texte, il y a près de 500 ans, il s’appelait Joachim Du Bellay.
Je vous remercie de votre attention et bon weekend à tous.